Les “pyramides noires”, site touristique incontournable de Loos-en-Gohelle

À 186 mètres d’altitude, les terrils 11/19 de Loos-en-Gohelle se présentent véritablement comme les “pyramides noires” de Loos-en-Gohelle. Ce symbole paysager du bassin minier attire chaque année des milliers de touristes de partout en France et du monde entier.

Les terrils jumeaux du 11/19 constituent l’un des quatre grands sites du patrimoine minier conservés dans le Nord-Pas de Calais. Ces deux chiffres 11 et 19 font référence aux numéros des anciens puits de mine, 11 pour le chevalement métallique des années 1920 et 19 pour la tour de concentration en béton de 1960.

Site incontournable de Loos-en-Gohelle

Un capture d’écran de Tripadvisor.

Fondés avec les déchets de l’extraction, les terrils offrent une faune et une flore diversifiées favorisées par la chaleur dégagée des terrils. Oui, ces milliers de tonnes de charbon dégagent de la chaleur ! Aujourd’hui, grâce aux aménagements, ils sont devenus une destination incontournable pour les touristes, tant pour sa riche histoire, que pour ses zones idéales d’une randonnée et des activités sportives.

Classé au 35ème rang sur 308 choses à voir/à faire à Pas-de-Calais sur TripAdvisor, grand site de voyage, les Terrils Jumeaux du 11/19 attirent des milliers de curieux chaque année.

En publiant les photos des terrils sur TripAdvisor, belleretraite de Montréal, Canada a exprimé sa surprise.

Tiphaine Carrez , venue de Fruges dans le Pas-de-Calais, a déjà visité le Centre historique minier de Lewarde. Cette fois-ci, elle amènent ces six enfants à Loos-en-Gohelle. « Nous allons grimper les terrils en apprenant un peu d’histoire aux enfants », explique-t-elle.

Tandis que Kader Mis, entraîneur d’athlétisme, vient ici uniquement pour le sport : « Je viens de Lille. Mon père était un ancien mineur du bassin minier. Je viens sur les terrils cinq à six fois chaque année pour la course et le marathon. J’y emmène même mes athlètes quelques fois par an ! »

Sur Twitter, les touristes partagent leurs photos prises pendant le voyage sur les terrils:

Informations pratiques

  • Visite libre du site du 11/19 (avec parcours signalétique d’interprétation) et des terrils, tous les jours. Pour monter au sommet depuis le carreau de fosse et redescendre : compter 1h.
  • Visite guidée du site et des terrils avec le CPIE La Chaîne des Terrils : 03 21 28 17  28

Tour d’Afrique à vélo, à 25 ans : Julian Perdrigeat  l’a fait !

En 2011, il a traversé l’Afrique à vélo. Ce projet fou et courageux, Julian Perdrigeat, aujourd’hui directeur de cabinet du maire, en parle comme si c’était hier.

Julian Perdrigeat, Crédit Photo: Charlotte Mesurolle

Julian Perdrigeat à la mairie de Loos-en-Gohelle, Crédit Photo: Charlotte Mesurolle

« J’avais un rêve : faire un voyage au long cours, un voyage où je dépasserai la frustration du retour et j’aurais envie de rentrer chez moi« , raconte Julian Perdrigeat. En un an et demi, il a parcouru 15 000 kilomètres de routes, rencontré des centaines de personnes et vécu d’incroyables aventures.

Aujourd’hui, directeur du cabinet du maire Jean-François Caron à Loos-en-Gohelle (Les Verts), il sait qu’il a réalisé une prouesse incroyable. Dont il parle encore avec des étoiles dans les yeux. « Ce n’était pourtant pas facile de se jeter dans l’inconnu, avec pour un seul bagage de 15 kilos et un vélo dont je savais à peine changer la roue ».

La poursuite d’un rêve 

Tout est parti de plusieurs envies : l’envie de découvrir l’Algérie de son grand-père paternel, l’envie de rallier Sharpeville pour rencontrer Nelson Mandela, l’envie d’échanger des expériences, d’explorer des modes de vie par nature écologiques. « Le virus m’a aussi été transmis par le livre L’usage du monde de Nicolas Bouvier », Confie-t-il.

Il a donc décidé de faire un tour d’Afrique à vélo. Pourquoi le vélo? « Parce que je voulais voyager de façon ni trop rapide, ni trop lente tout en étant autonome« , comme il l’explique sur son blog. 

Julian Perdrigeat pret à pédaller, photo prise à Lille devant l'école Quinet Rollin, Wazemmes, Crédit Photo: http://juliancyclo.tumblr.com/velo

Julian Perdrigeat – Photo prise à Lille devant l’école Quinet Rollin, Wazemmes,
Crédit Photo: http://juliancyclo.tumblr.com/velo

Plusieurs questions taraudent l’esprit du jeune de 25 ans qu’il est à l’époque : comment le peuple africain a-t-il réussi à surmonter le choc de la colonisation ? Comment ont-ils eu cette capacité de résilience pour se reconstruire ? Le jeune diplômé de sciences politiques veut avoir les réponses directement en Afrique plutôt que dans les livres. Après avoir réussi son concours de la fonction publique territoriale, le jeune homme décide de repousser sa titularisation le temps de voyager.

Les réalités du voyage 

Il a mis un peu d’argent de côté. Le reste se fera à l’improvisation : « J’ai fait avec quelques contacts sur place mais j’ai aussi eu de la chance de tomber sur les bonnes personnes ». Et notamment, non pas Nelson Mandela qui était à l’époque souffrant mais son bras droit Ahmed Mohamed Kathrada, un « freedom fighter » devenu un homme politique sud africain.

« Ahmed a passé 24 ans de sa vie en prison avec Mandela », raconte Julian Perdrigeat qui a eu la chance de l’accompagner sur les lieux mêmes où les deux partisans de la paix ont été emprisonnés. « Nous étions avec des jeunes pour lesquels je m’investissais bénévolement : quand nous sommes entrés dans les lieux, tous ont entamé une danse tribale. C’était très émouvant. Mandela fait partie des personnalités publiques qui m’ont toujours inspiré. »

Au final, le voyage aura duré un an et demi, comprenant un an de traversée et quelques mois d’arrêt dans de grandes villes comme Alger, Cotonou, Dakar ou encore Soweto. Route qui se termine par une étendue de sable, camions de marchandises bondés par des passagers clandestins, train qui déraille en pleine cambrousse, passage de frontières dans des endroits compliqués : malgré tous les obstacles, Julian Perdrigeat a donc réalisé son rêve.

Ange Kasongo