Julian Perdrigeat, directeur de cabinet du maire de Loos-en-Gohelle : « Plutôt que de renier notre passé minier, nous l’avons réinventé à notre avantage »

Il existe maintenant un passage obligé pour l’accueil des journalistes de Lost in Gohelle, la rencontre du chef de cabinet du maire de Loos-en-Gohelle, Julian Perdrigeat. Passionnant et passionné, ce jeune homme de 31 ans peut raconte la ville pour laquelle il travaille et les défis qui l’attendent pendant des heures. Entrevue sur le thème de l’écologie.

La rédaction écoute attentivement le chef de cabinet ©Stefano Lorusso

Lost in Gohelle : La ville de Loos-en-Gohelle est connue entre autre pour ses projets pilotes en matières d’écologie et d’énergies renouvelables. Pourquoi cela  ?

Julien Perdrigeat : Ici, nous avons voulu travailler sur la résilience (un concept avancé par Rob Hopkins), c’est-à-dire, la manière de rebondir après un choc. J’ai traversé l’Afrique à vélo, de Lille à Soweto, en Afrique du Sud, pour questionner ce sujet.

Dans notre cas, le choc est celui laissé par les mines et l’industrie minière durant trois siècles. Des centaines de milliers de kilomètres de galeries de mines ont été creusées sous terre, ce qui entraîne aujourd’hui des impacts sur la géologie des sols et la topographie des paysages.

Plutôt que de renier notre passé, nous l’avons réinventé à notre avantage. Nos terrils arborent maintenant une biodiversité unique, le toit de notre église produit de l’énergie solaire, notre urbanisme étrange nous permet d’avoir des champs et des jardins équitables en plein coeur de la ville, par la permaculture.

 

Lost in Gohelle : Tournons-nous vers l’avenir, quels sont les projets pour la ville et la région dans le domaine de la transition écologique ?

Julien Perdrigeat : Nous voulons procéder à un changement d’échelle d’ici 2020. La transition énergétique, c’est-à-dire de passer de l’énergie fossile aux énergies renouvelables, ne peut pas se limiter à une seule ville. Nous devons porter ces actions à une échelle plus importante, qui englobe tout un bassin de population.

Nous avons expérimenté une ferme solaire, une unité de méthanisation, l’éco-rénovation des logements sociaux… À l’ADEME, l’agence de la maitrise de l’énergie, nous sommes d’ailleurs démonstrateurs nationaux : toute la France tire parti de notre expérience. Loos-en-Gohelle est une ville laboratoire où l’on essaie de co-construire avec les habitants, en fonction de leurs besoins. Mais il faut désormais propager les bonnes pratiques à l’agglomération, la région, l’État-nation… Tant que nous n’aurons pas mis en place ces solutions, on ne résoudra pas le problème du chômage.

Lost in Gohelle : Comment cela va-t-il se réaliser concrètement ?

Julien Perdrigeat : C’est un projet à plusieurs étapes, qui a commencé il y a déjà longtemps. À Loos, tout a commencé avec une politique culturelle pour opérer un changement de mentalités, avec notamment Les Gohelliades. Dans les années 90, la ville a mis en place la Charte du cadre de vie, un diagnostic social et environnemental, créer en concertation avec les habitants par rapport à leurs besoins réels et leurs demandes pour le POS, le Plan d’occupation des sols. À partir de celle-ci, nous avons fait bon nombre d’experiences fructueuses, telles que mentionné plus tôt.

Le CD2E, le centre des éco-entreprises et le CERDD, centre de ressources sur le développement durable situé en ville constituent de plus un pôle d’excellence. C’est le seul pôle de compétitivité français sur l’économie circulaire un processus par lequel les déchets des uns deviennent la matière première des autres. Enfin, avec la Fondation des apprentis d’Auteuil nous formons des jeunes sous diplômés afin qu’ils se apprennent les techniques du bâtiment durable.

Nous réfléchissons maintenant à mettre en place un « Pôle métropolitain de l’Artois« , qui couvrirait trois agglomérations et 600 00 habitants afin d’observer et d’administrer la transition écologique. L’ensemble du territoire en forme de la banane qu’est l’ancien bassin minier a tous les atouts pour devenir le moteur d’une nouvelle révolution industrielle propre, basée sur la démocratie participative, l’économie durable et l’internet.

Je vous donne un exemple : un agriculteur loossois m’expliquait que la culture d’un hectare d’oignons bio demande 10 ou 15 fois plus de travail et qu’il a créé des emplois. Mais comment quantifier tout ce que le développement durable apporte au territoire ?

 

Lost in Gohelle : L’élection en juin des cinq députés Front National dans la région, notamment José Evrard pour la 3e circonscription (Lens) pourrait-elle avoir un impact sur ce projet à grande échelle ?

Julien Perdrigeat : Le maire Jean-François Caron est un élu écologiste. Sa façon de penser et celle du FN sont bien entendu complètement opposées. Si nous prônons par exemple l’agriculture locale, ce n’est pas en opposition avec tout ce qui vient de l’étranger…

Cela étant, il faut avouer que même avec un discours aux antipodes, il est parfois possible pour deux individus de partis opposés de se retrouver sur les mêmes solutions. Notre seule crainte, ce serait que nos idées et nos réussites soient présentées comme une initiative du FN. Il nous reste trois ans avant les prochaines élections municipales rendre compte du changement.

Clémence Labasse et Martina Mannini

Entre fleurs africaines et crapauds calamite, un havre étonnant de biodiversité sur les terrils de Loos-en-Gohelle

Deux collines de 186 mètres qui abritent plus de 150 espèces d’animaux et 190 végétaux. Les terrils de Loos-en-Gohelle, inscrits depuis juin 2012 au patrimoine mondial de l’Unesco, font la fierté des habitants de cette petite commune du Pas-de-Calais. Balade sur les terrils les plus hauts d’Europe, où la biodiversité est en mouvement continu.

“Regardez ! En haut de la tour de concentration, vous les voyez ? Deux faucons pèlerins. Il en reste que dix dans la région”, nous lance Ophélie, notre guide.

Depuis une vingtaine de minutes, nous défions la pluie incessante et arpentons le sentier boueux qui entoure la base du 11/19 à Loos-en-Gohelle. Passage rapide devant le chevalet mécanique, la salle où les mineurs se changeaient et le bâtiment de la “quinzaine” où leurs femmes retiraient le salaire deux fois par mois. Après une courte explication, nous tournons les épaules à l’ex-site d’extraction minière. Direction : les terrils les plus hauts d’Europe. Sur ces pyramides jumelles de 186 mètres de haut inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, vivent plus de 150 espèces animales et 190 végétales.

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Ophélie Biget, guide volontaire du CPIE

Crédits: Charlotte Mesurolle

Les quatorze salariés du Centre Permanent d’Initiative pour l’Environnement (CPIE) spécialisés en biologie et écologie, répertorient les différentes espèces dans des bases internationales et communiquent parfois avec des organisations à l’étranger. “Notamment à propos du merle à plastron, originaire de l’Ecosse, qui migre ici tous les ans”.

Malgré leurs 150 millions de tonnes, “ces collines sont un lieu de mouvement continu”, explique notre guide. “Comme à la montagne, on y retrouve des courants ascendants et descendants, ce qui fait que beaucoup de rapaces viennent s’installer ici”. L’espace d’une nuit, ou de plusieurs jours, voire une saison lors de la migration. “C’est par le fait que les animaux choisissaient les terrils comme lieu de séjour que nous avons compris que la biodiversité de ces lieux était significative”.

 

Les terrils, des colosses où pullulent des variétés exotiques

Arrivés il y a six ans à Loos-en-Gohelle, les faucons ont décidé d’y fonder leur foyer et leur petits sont nés cette année. Pas de pollution ni de pesticides, les terrils sont un havre de paix pour la faune comme pour la flore. “Ne touchez pas aux plantes !” nous lance à ce moment même Ophélie, “vous risquez de toucher le panais brûlant”. Cette tubéreuse pousse abondamment sur les terrils, grâce à l’écosystème particulièrement sec et à la chaleur du terrain. “A cause de sa couleur noire et de sa composition, le sol peut atteindre les 60° pendant l’été !” assure notre guide. “Ah parce que nous sommes en été !”, je m’entends protester. Sourde à mes doléances, la météo est impitoyable. Pluie. Pluie à perte de vue.

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Prenez garde au panais brulant !

Crédits: Charlotte Mesurolle

Nous remontons le col de nos imperméables et nous continuons la marche. Le sol noir et mou s’affaisse sous nos pieds. Au fur à mesure, le chemin s’arpente et la végétation se fait plus intéressante: oseilles à écusson originaires des Alpes, pavot jaune des dunes de la côte d’Opale, séneçon du cap de l’Afrique du Sud… Des variétés décidément pas autochtones !

“Les graines se trouvaient souvent dans la laine importée. Ces plantes poussaient d’abord sur les toits des filatures”. Soudain, mon oeil est attiré par une merveilleuse fleure violette qui bondit sur un arbuste. C’est le cabaret des oiseaux, une variété originaire de la côte ainsi appelée pour la calice dans laquelle les petits oiseaux retrouvent à la fois eau et graines.

 

Une biodiversité menacée par la pollution et l’érosion du sol

Un peu plus loin, d’autres ont à faire avec des questions plus urgentes. “Quelqu’un pourrait bien construire un escalier ?”, lance une petite fille, fatiguée. Car la pente est raide, très raide. La solution n’est pas si simple, surtout si l’on veut protéger ces lieux. L’érosion poursuit quotidiennement le travail commencé par l’homme, qui a souvent puisé des terrils pour construire routes et maisons. Ainsi, des 300 terrils qui parsemaient le territoire à l’origine, il n’en reste aujourd’hui plus que 150. C’est aux propriétaires de décider comment les aménager. Les deux de Loos-en-Gohelle appartiennent à la ville (et  le carreau de fosse à la Communauté d’Agglomération de Liens-Liévin, CALL), qui a décidé pour une gestion différenciée. “C’est-à-dire, aménager différemment des zones d’un même terrain”, explique le guide “Ici, on a planté des arbres à la base du terril, en laissant la nature libre de reprendre ses droits sur les flancs”. Une bonne pratique pour protéger la biodiversité du sol nu, qui est généralement plus diversifiée que les forêts.

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Un des deux terrils de la base 11/19

Crédits: Charlotte Mesurolle

“Il n’y a pas trop de faune aujourd’hui, le temps ne s’y prête pas !” rigole quelqu’un. Et pourtant, les terrils abritent de nombreux amphibies et reptiles. Le crapaud calamite, typique des terrils et de la côte d’Opale, désormais en voie de disparition à cause notamment de l’assèchement des mares. “Ils pondent dans les eaux et se cachent ensuite dans le sol mou des terrils.” Ou encore le crapaud Pélodite, le lézard des murailles venant du sud de la France ou le serpent “couleuvre à collier”. Si l’on ne comprend toujours pas exactement comment ils sont arrivés là (probablement par les voies ferrées le long desquelles on transportait le charbon), on sait bien pourquoi ils sont restés: le sol.

Arrivés au premier belvédère, nous nous arrêtons et regardons autour, essoufflés. Malgré la pluie, le brouillard et la grisaille, c’est un beau spectacle qui s’offre à nos yeux. Nous ne monterons pas au sommet. ”Ca favorise l’érosion”, explique Ophélie. “Et nous sommes contre !”

Sofia Nitti

Loos-en-Gohelle se dynamise dans les yeux des commerçants

Hier exsangue à cause de l’arrêt de l’activité minière, Loos-en-Gohelle recommence à attirer des commerces. L’activité économique connaît une évolution favorable. C’est en tout cas ce que disent les commerçants du centre-ville. Reportage.

« Loos-en-Gohelle, c’est un coup de cœur! C’est une ville calme et conviviale avec des commerces de proximité et beaucoup d’associations « , se réjouit Angélica qui travaille pour la boulangerie pâtisserie Farcy dans le centre-ville. Cela fait cinq ans que cette Lensoise et son mari ont choisi d’habiter Loos-en-Gohelle. Ils y ont même acheté une maison.

A Loos-en-Gohelle, une petite commune de 7000 habitants, les règles ne sont pas les mêmes que dans les grandes villes comme Lille ou Paris. On est un peu plus rassuré de laisser son vélo dans la rue par exemple quand il s’agit de prendre un café ou un repas dans une brasserie.

Une vraie communauté

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Fabienne Dupriez, du café-brasserie L’Artiste. Crédit photo: Xiaohan Shi

« On n’a jamais eu de problèmes. C’est une ville tranquille », confirme Fabienne Dupriez, la mère du propriétaire de la petite brasserie L’Artiste située en face de la mairie. Son fils a acheté le commerce il y a cinq ans et s’est installé ici avec sa famille.

Tranquille, oui, mais paradoxalement les commerces ne manquent pas de clients. Chaque jour, Fabienne ouvre la porte à 6h30 le matin pour servir le petit-déjeuner. Même pendant les vacances, elle laisse ouvert le bar toute la journée.

Actuellement son fils, le chef de la brasserie est parti en vacances. Elle gère seule donc le bar mais la brasserie ne tourne plus : elle oriente volontiers ses clients vers la pizzéria loossoise située juste d’à côté.

« On ne se fait pas concurrence. Les commerçants forment une communauté. Hors vacances, c’est plein toute la semaine « , explique la sexagénaire. Régulièrement, les gens qui travaillent au centre commercial Cora Lens 2 et dans la prison près de Loos-en-Gohelle, déjeunent ici entre midi et deux.

Un bon investissement

De plus en plus, Fabienne voit le potentiel de cette ville évoluer. « Beaucoup de gens veulent s’y installer ou obtenir un permis de construire. » Elle est convaincue que son fils a fait un bon investissement. Il a même aménagé une nouvelle cuisine en espérant plus de clients.

Même état d’esprit du côté de la Pizzeria loossoise.  » Pendant les fêtes, on n’a même pas une minute à nous, » dit Medhly, un des chefs de la Pizzéria loossoise. Chaque année, le nombre de clients grimpe pendant les fêtes de la ducasse en mai et août.

 

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Medhly, Pizza Loossoise. Crédit photo: Xiaohan Shi

C’est son ami d’enfance, Frédérick, qui a acheté le commerce à l’ancien propriétaire qui partait en retraite. « C’est la seule pizzéria dans la ville. On ne pouvait pas la laisser fermer », se souvient Medhly. Avec les affaires qui marchent bien et une clientèle sympathique, Medhly n’a pas de regrets.

Dans une rue donnant sur la place, Mme De Lemos vient de revendre son café-tabac Le Chantilly, pour préparer sa retraite. Pour elle, le jeune acheteur et futur propréteur n’a pas pris de risques. « Trois banques ont d’ailleurs approuvé sa demande de prêt « , confie-t-elle. On sent l’espoir à Loos-en-Gohelle, autrefois une ville minière, mais aujourd’hui en pleine transition économique.

Une ville aussi en transition écologique

Tous les commerçants ont rencontré le maire, Jean-François Caron, un écologiste convaincu. Inspiré par le premier édile de Loos-en-Gohelle, Medhly vient de rénover sa pizzéria avec des lampes économiques. « Le maire nous l’a proposé et il a raison. Les ampoules consomment moins d’énergie, durent dix fois plus long temps et préservent la planète, » explique Medhly.Fabienne Dupriez, de la brasserie L’Artiste participe aussi à cette dynamique écologique. Elle donne le marc de café à la Ch’ti Association Solidaire Économique Durable (CASSED). Une organisation qui fait du recyclage de détritus de café pour concevoir des combustibles.

Trois projets-phares du développement durable à Loos-en-Gohelle

Après la fin de l’exploitation du charbon en 1986, les élus loossois ont mis en place différents projets pour inverser la tendance. Depuis plus de quinze ans,  Loos-en-Gohelle mise tout sur le développement durable. Zoom sur trois projets. 

Le 11-19 : un ancien puits de mine transformé en pépinière d’entreprise
Les deux terrils jumeaux de la base 11/19 ont arrêté de fumer à la fin des années 1980. Depuis sept ans, l’activité y a repris. L’ancienne base d’extraction de charbon s’est paradoxalement remise au travail : plus question d’exploitation minière, ici, on pense à l’avenir et on crée de l’activité économique. Au centre, une pépinière d’éco-entreprises permet d’accompagner les créateurs de projet. 
Autrefois atelier des mines, le bâtiment a été restructuré selon les normes Haute Qualité Environnement (HQE) et se compose d’une quinzaine de bureaux allant de 25 à 55 m². Puits canadien, capteurs photovoltaïques, gestion de l’eau et de la lumière naturelle : le bâtiment vise écologique. Deux ans avant l’inauguration officielle en 2010, il hébergeait déjà une dizaine de PME innovantes dans des domaines comme les audits énergétiques, les systèmes de traitement des eaux, la consolidation de serveurs informatiques voire même les futurs bâtiments intelligents.

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La base du 11/19, lieu de développement innovant
Crédits : Guillaume Bavière sur Flickr

Réhafutur : isoler les habitations… avec des vieux habits
A quelques pas des start-up écologiques de la pépinière du 11-19, un deuxième projet innovant : la rénovation avec des éco-matériaux. Sous le nom de Réhafutur se rallient deux chantiers : celui d’une ancienne maison d’ingénieur pour la première phase du projet et de six maisons de mine traditionnelles pour la deuxième. L’objectif ? Restructurer ces bâtiments pour atteindre le standard énergétique passif, c’est-à-dire produire plus d’énergie que celle qu’on consomme. Pour relever le défi, Réhafutur fait appel à des matériaux insolites : chanvre pour le béton, laine de mouton et vieux jeans pour l’isolation. Une reconversion assez surprenante pour des vieux habits !

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Loos-en-Gohelle et ses terrils
Crédits: OliBac sur Flickr

Villavenir : des maisons hors normes pour consommer moins d’énergie

La vague écologique qui a fait de Loos-en-Gohelle un symbole du développement durable en France ne s’est pas arrêtée aux constructions déjà existantes. Elle inclut aussi des nouveaux bâtiments. La commune a mis en place le projet Villavenir pour la construction de six maisons tests individuelles. La Fédération Française du Bâtiment les a terminées en 2009, en collaboration avec des artisans qui ont tenté l’expérience. Au final, on trouve sur le site six maisons avec six concepts constructifs différents, loués par le bailleur social Pas-de-Calais Habitat. Le but est de comparer les avantages en termes d’isolation et de comparer les performances énergétiques du béton, de l’acier ou de la brique. Au total, 100 différentes techniques innovantes ont été employées. Reste à tenir compte des retours d’expériences des locataires : par exemple, impossible de trouver des rideaux adaptés à certaines grandes baies vitrées !

 

Sofia Nitti