Les jeunes du Centre Nodot font visiter Loos-en-Gohelle aux étudiants de l’ESJ Lille

À la découverte de Loos-en-Gohelle. Antoine, Valentine, Ophélie, Flavie et les autre jeunes loossois du Centre Jeunesse Julie Nodot ont fait visiter la ville aux étudiants de l’ESJ Lille par un parcours d’interprétation. Des tablettes numériques les ont guidés dans les rues de cette petite ville du Pas-de-Calais. Les adolescents ont pu raconter faits et anecdotes sur les lieux où ils ont grandi. Un après-midi de rencontres et découvertes.

 

Le centre jeunesse de Loos-en-Gohelle : comment ça marche ?

Chaque été, le centre de jeunesse de Loos-en-Gohelle accueille plusieurs dizaines de jeunes par été. Présentation en quatre questions.

 

Qui peut s’inscrire au centre jeunesse?
Tous les jeunes de 11 à 17 ans de Loos-en-Gohelle et des environs peuvent s’inscrire au centre jeunesse. L’inscription durant les vacances d’été coûte 10€ par semaine. Si un jeune ne peut pas payer sa cotisation, il peut en contrepartie de son adhésion aider à l’organisation d’activités. L’idée est de favoriser l’accès aux loisirs à tous.

 

Pourquoi aller au centre jeunesse ?
Le centre jeunesse propose des activités quotidiennes, pour que les jeunes puissent sortir de chez eux mais aussi découvrir la région avec une équipe d’animateurs qui les encadre. Le centre est ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 17h00, durant les heures de bureau classiques afin de faciliter l’organisation des familles.

 

Qui gère le centre jeunesse ?

Le centre jeunesse est géré par Les Francas, une Fédération nationale d’éducation populaire, qui s’occupe des loisirs éducatifs chez les jeunes. La mairie de Loos-en-Gohelle leur attribue un budget. La mairie et l’association signent une convention, dans laquelle ils citent les objectifs à atteindre pour l’année. Les Francas prennent en charge l’organisation des activités, en rémunérant notamment les animateurs.

 

Qui travaille au centre jeunesse ?

Le centre jeunesse de Loos-en-Gohelle emploie trois salariés à l’année (un à temps plein et deux à temps partiel). Ils sont directement employés par l’association Les Francas, complétant leur activité par d’autres missions dans les villes environnantes. Tous possèdent au moins leur BAFA voire des diplômes supérieurs.

Frère et soeur : une vie paisible à Loos-en-Gohelle

Adam et Sarah Bouhamoum sont des descendants de la 3e génération d’immigrés marocains. Portrait des deux jeunes Loossois bien dans leurs baskets à Loos-en-Gohelle.

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Sarah et Adam Bouhamoum. Crédit photo: Xiaohan Shi

Souriant et poli, Adam et Sarah Bouhamoum, respectivement 14 ans et 12 ans, viennent d’une famille d’origine marocaine. Leurs grands-parents sont arrivés en France quand leurs parents étaient encore petits pour travailler.

Adam a visité le Maroc en 2009 et 2013 avec sa famille. « C’est un pays très chaud. J’ai pris un coup de soleil« , se souvient Adam, qui n’est pas vraiment habitué à mettre la protection solaire en ayant grandi à Loos-en-Gohelle.

Jeux vidéo : une lutte contre la répétitivité

En 2004, leurs parents se sont installés à Loos-en-Gohelle. Adam se souvient de cet événement familial. Il avait alors deux ans : c’est à cette époque là qu’il a commencé à jouer aux jeux vidéos. Les jeux vidéos sont le loisir préféré d’Adam, qui déteste la monotonie. Il a même transmis cette passion à sa sœur Sarah, une fille souriante aux cheveux très longs et bouclés.

Frère et sœur sont un peu timides face à une journaliste, mais quand ils discutent de jeux vidéos, ils ne peuvent plus s’empêcher de rigoler. Leur jeu ? S’amuser à comparer qui a gagné le plus. A eux deux, ils partagent un petit monde.

Centre jeunesse : une partie indispensable de leur vie

Les parents de Adam et Sarah travaillent à temps plein. Leur mère, employée à la mairie de Loos-en-Gohelle, travaille au service des permis de construire. Leur père, chauffeur de SAMU à Lille, travaille en horaires décalés : souvent il part à 18h et rentre à la maison à 7h du matin. Frère et sœur ont donc pris l’habitude de venir au centre jeunesse de Loos-en-Gohelle, où beaucoup de adolescents se réunissent.

Pendant la période scolaire Adam y va tous les mercredis après-midi, les samedis et, de temps en temps, le vendredi soir. Actuellement, ils passent leurs vacances ici avec leurs amis. En jouant ping pong, au basket et aux jeux de société, ils profitent d’un été bien frais à Loos-en-Gohelle. « Tu ne viens jamais pendant la période scolaire », lance Adam à sa sœur. « Si ! » répond du tac au tac Sarah. Apparemment, cette grande débutante est en train de rattraper le rythme de participation de son frère au centre de jeunesse.

 

 

 

L’Amitié d’Ophélie et Alizée est née à Loos-en-Gohelle

Ophélie et Alizée ont toutes les deux 14 ans. Ophélie a les cheveux courts, bruns et bouclés. Alizée les a blonds, très longs. Leur point commun ? Elles sont des amies inséparables. Derrière leurs sourires éclatants, on perçoit une complicité sans faille.

Tout a commencé à la maternelle. « Nous ne nous sommes jamais quittées » expliquent-elles en chœur. Elles ont suivi le même parcours, en entrant dans le même collège. Et sont désormais dans la même classe. « Chacune de nous part en vacances mais nous nous donnons quand même régulièrement des nouvelles. »

Amitié exceptionnelle

Le reste du temps, elles sont inséparables. « Un jour, à l’école, la maitresse nous a séparées parce que nous étions tout le temps en train de parler. Depuis, tous nos profs au collège font la même chose », sourient-elles complices. Même en dehors de l’école, elles continuent de s’appeler régulièrement. Le tout dans le rire et la bonne humeur !

 

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Sous des abords assez simples, ces jeunes filles pleines de vie ont au fond une forte personnalité. « Pour nous, ce qui compte, c’est d’être heureuses et d’être bien dans notre peau, nous n’aimons pas nous rendre la vie trop compliquée ». Leur optimisme naturel leur est pour cela d’une grande aide.


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Pendant leur temps libre, elles fréquentent le centre de jeunesse Julie Nodot. « On vient pour profiter des activités ensemble et pour rencontrer d’autres personnes », sourient-elles.

Ophélie n’est pas une grande sportive (à cause d’une fragilité des os de la cheville) ni une grande amatrice de théâtre (« je bégaie beaucoup »). « Mais j’aime bien m’occuper des accessoires ». Au centre jeunesse, elles aiment participer aux « diners presque parfaits » ou à « reine du shopping », comme à la télé ! « On reprend le principe des émissions : l’animateur donne un budget pour les participants, les autres jouent le rôle des spectateurs ou du jury. C’est très amusant !  »

Être épanouie auprès des grandes personnes ou des bébé

Alizée, elle, aime s’occuper des personnes âgées et des enfants : elle aime apporter un soutien aux seniors et aux nouveaux nés. « Comme je suis la benjamine de la famille et que je n’ai pas de petit frère, j’ai toujours cette image qui me vient tout le temps en tête : travailler dans une maison de retraite ou dans une garderie ». Elle s’imagine déjà prendre les bébés dans les bras, les changer, leur donner le biberon, les habiller…  » Quand je suis à la maison, j’aide ma mère pour la cuisine ou les tâches ménagères : ça me permet de passer un moment avec elle. J’adore ça ! »

Quant à Ophélie, elle voudrait travailler un jour dans un magasin de vêtements chic : « J’ai toujours rêvé de travailler dans une boutique de luxe, parce que je regarde souvent des émissions a la télé comme La Reine de Shopping : ça m’a toujours fascinée, je suis une grande fan de fringues et j’en achète à chaque fois que l’occasion se présente ».

Se projeter dans l’avenir

Alizée et Ophélie souhaiteraient se rendre au Canada pendant leurs prochaines grandes vacances.  » Au centre jeunesse, chaque équipe propose un projet à l’animateur », détaillent les deux jeunes filles pétillantes. « Celui qu’on a en tête depuis un bon moment, c’est de se rendre au Canada pour rencontrer des amis, mais aussi découvrir un pays étranger. » Pour mettre de l’argent de côté, elles pensent à plusieurs actions, comme du lavage de voiture par exemple.

 » On ne se retourne pas quand on marche sur la corde du rêve », disait Fatou Diome, femme de lettres sénégalaise. Alors les deux jeunes filles tiennent la corde !

 

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Roukia Ismaël