Illettrisme en Nord-Pas-de-Calais : la lecture à voix haute comme une solution

Dans la région de Nord-Pas de Calais, près de 12% des habitants sont en difficulté de lecture. Le problème touche plutôt les jeunes. Des initiatives naissent, comme la formation de lectrices pour lire à voix haute, comme à Loos-en-Gohelle.

Lectrice Marie-Françoise TEN lis l'album pour les enfatns © M-F TEN

Lectrice, Marie-Françoise TEN lit un album pour les enfants © M-F TEN

« A la tête d’une petite école, j’ai essayé de trouver la solution dans mon établissement : c’est la lecture à haute voix », explique Marianne Caron. La directrice de l’école Casadesus à Hulluch, près de Lens, s’engage avec l’association « Lis avec moi ». Elle organise des interventions régulières, entre les parents, enfants et lecteurs/lectrices bénévoles.

L’association « Lis avec moi » propose de la lecture à haute voix pour les enfants, adolescents, parents et aussi pour les détenus dans le prison. Objectif : donner envie de lire et d’apprendre. Les enfants passent du temps à choisir des livres et à les écouter. « Pour lutte contre l’illettrisme, avant tout, il faut transmettre l’envie de lire aux enfants, des plus petits aux plus grands ».

Différence entre l’illettrisme et l’analphabétisme

Même en ayant été scolarisées, les personnes illettrées ne possèdent pas une «  maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base, pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante », selon l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme (ANLCI). Par exemple, un illettré a du mal à déchiffrer ses courriers, les emballages des aliments et ont des difficultés à remplir les documents administratifs.

On parle d’analphabétisme quand la personne ne maîtrise absolument pas la lecture et qu’elle ne sait pas écrire, souvent parce qu’elle n’a jamais eu l’occasion de suivre un apprentissage ou qu’elle a développé des capacités permettant de contourner ce handicap.

 

Mariane CARON, directrice d'école maternelle Casadesus à Hulluch © Stefano Lorusso

Mariane CARON, directrice d’école maternelle Casadesus à Hulluch © Stefano Lorusso

Pour Marianne Caron, l’école a un rôle majeur de la prévention et de la lutte contre illettrisme. En nouant un partenariat entre la famille, l’association et les enfants. C’est ce qu’on appelle la « co-éducation », un travail la main avec les parents.

La solution de la lecture à haute voix

Reste que le métier de lecteur ou la lectrice n’est pas encore officiellement considéré comme une profession. « Ah bon ! C’est un métier ça ?… Et vous êtes payés pour ça ? » Réflexion souvent entendue par les lecteurs de « Lis avec moi ». C’est le témoignage qui ressort de l’ouvrage collectif L’album, une littérature pour tous les publics. Pour Marianne Caron, la formation lectrice pour les papas-lecteurs et mamans-lectrices est l’une des solutions contre l’illettrisme.

Le préface de « l’album, une littérature pour tous les publics » paru novembre 2010, et fruit de Forum permanent des pratiques en Nord-Pas de Calais, le résume très bien : « Ce ne sont que de petits signes noirs sur du papier blanc. La lecture nous rend plein de paroles dans la vie. Ce ne sont que de petits signes noirs sur du papier blanc. Pourtant ce sont des portes qui ouvrent vers le monde. Ils sont comme le voyageur qui vous accueillez dans votre maison. Des signes secrets qui ont des trésors. Allez-y ! Creusez !». 

Etat des lieux dans la région

Le site officiel du Ministère de l’Éducation Nationale affiche environ 12% d’illettrisme au Nord-Pas de Calais en 2016. En 2011, l’INSEE notait que la région Nord-Pas-de-Calais comptait « 12 % des personnes âgées de 18 à 65 ans connaissant des difficultés graves ou importantes face aux fondamentaux de l’écrit, contre une moyenne nationale de 7% ». Soit près de 170 000 personnes dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais et 2,5 millions de personnes à l’échelle nationale. « Le différentiel de la région avec la moyenne nationale s’est réduit puisque ces chiffres s’élevaient respectivement à 15%et 9%en 2004 « , note l’INSEE dans un rapport datant de décembre 2012.

 

Le pâté des rois, recette de Loos-en-Gohelle, doit-elle être inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco ?

Le « pâté des rois » est un plat local, une spécialité que l’on ne trouve qu’à Loos-en-Gohelle. Certains habitants souhaiteraient même que cette recette figure au patrimoine mondial de l’Unesco.

Pâté des Rois organisé par la Mairie de Loos en Gohelle en mars 2017-Océane Ten

Pâté des Rois préparée par la mairie de Loos en Gohelle en mars 2017 © Mairie de Loos-en-Gohelle

C’est une recette qui se transmet de génération en génération. Lauriane Lorthios, agent administratif à Loos-en-Gohelle a accepté de nous dévoiler son secret. Car a priori, chaque famille a sa propre recette…

Ce plat était au départ destiné aux agriculteurs : beaucoup de viandes se trouvent à son intérieur, car le travail des champs demandait énormément d’énergie. Selon certains Loossois, le « pâté des rois » existe depuis longtemps, sans doute plus de mille ans.

Traditionnellement, les Loossois concoctent le « Pâté des Rois » au cœur de l’hiver, surtout au mois de janvier. Il faut beaucoup de temps, presque trois jours pour préparer cette spécialité ! Cette tourte se mange évidemment en famille.

Pâté des rois, avant cuire © Lauriane Lorthios

Pâté des rois, avant cuire © Lauriane Lorthios

La recette du pâté des rois

Chaque famille Loossoise possède ses propres proportions. Certaines personnes veulent moins de viande. D’autres mettent plus de farine ou de pruneaux. Il existe même une variante avec les pommes. La préparation de base est presque pareille : farine, levure, sel, poivre, pruneaux, pommes, oignons, thym, matière grasse. Les viandes utilisées sont le veau, le porc et le lapin. Attention : pas de poissons autorisés, sinon, c’est un plat japonais.

Voici la recette qu’on a trouvée sur le site de la mairie de Loos-en-Gohelle.

La recette du pâté des Rois © Mairie de Loos-en-Gohelle

La recette du pâté des Rois, mars 2017 © Mairie de Loos-en-Gohelle

Lauriane Lorthios est en train de préparer le pâté des rois © Mairie de Loos-en-Gohelle

 

          

 

          Comment fait-on le Pâté des Rois ?

 

Passionné la culinaire française, Lauriane Lorthios réalise  chaque année le pâté des rois afin de le partager en famille. Elle nous explique avec plaisir sa recette, à écouter par ici.

Pour cette adjointe administratif à la mairie de Loos-en-Gohelle, ce plat est unique devrait être inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Lauriane Lorthios espère qu’on puisse faire la demande d’inscription pour ne pas perdre la tradition.

Pâté des rois © Lauriane Lorthios

Pâté des rois © Lauriane Lorthios

Pâté des rois © Lauriane Lorthios

Pâté des rois © Lauriane Lorthios

Famille d’accueil de jeunes journalistes étrangers à Loos-en-Gohelle : partager pour s’enrichir

Balade aux terrils jumeaux des jeunes étudiants avec leur famille d'accueil © Océance Ten

Cet été, à Loos-en-Gohelle, six familles accueillent de jeunes étudiants internationaux de l’École Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille dans le cadre d’une immersion sur le terrain. L’équipe est composée de trois Italiens, une Chinoise, une Canadienne, un Burkinabé et un Cambodgien. Retour sur cette expérience unique.

Plus besoin de partir en vacances, des familles loossoises ont trouvé le moyen de voyager sans bouger de chez elles : en accueillant cet été les étudiants étrangers qui entreront cette année dans la prestigieuse école supérieure de journalisme de Lille.

À Loos-en-Gohelle, les sept étudiants ont tous trouvé un foyer chaleureux. En échangeant, la famille d’accueil et les étudiants parlent de leur pays, de la famille, de la politique et d’histoire. C’est un bon moment partagé dans ces nouvelles familles !

Les Guillemant : Échanger autour de la culture chinoise

Le couple Christel et Marc Guillemant ne partent pas en vacances cette année. Lorsqu’ils ont appris que la mairie de Loos-en-Gohelle cherchait des familles d’accueil pour les étudiantes, ils ont tout de suite voulu prendre part à l’aventure. Ils accueillent pour la première fois une étudiante journaliste chinoise, Yan Chen.

Famille-Guillemant © Yan Chen

Famille Guillemant en visite tout en haut du beffroi d’Arras © Rémi Guillemant

« L’hébergement d’une jeune chinoise nous permet de voyager un peu aussi » se réjouit Marc Guillemant en souriant, aux côtés de sa femme, Christel. Son épouse ajoute : « Pendant cette première semaine, nous avons parlé un peu de son pays, de sa ville et de la culture chinoise. On échange aussi des nouvelles par rapport à la vie familiale. »

Ce couple en profite pour poser des questions sur la vie réelle de la Chine; par rapport à ce qu’ils voient à la télévision et dans la presse française. Ils ont hâte de connaître les points de vues de Yan sur certains problématiques, différent de leur regard occidental.

Ils sont peut-être un peu déçus de ne pas avoir eu l’opportunité de goûter la cuisine chinoise. Car Yan travaille beaucoup la journée, elle sort tôt le matin et rentre tard le soir. Mais ça devrait ne pas tarder !

Les Payen : Accueillir une canadienne à temps pour le centenaire de la bataille

Gilles Payen © Oudom Heng

Gilles Payen accueille pour la première fois une étudiante de l’ESJ © Oudom Heng

Gilles Payen, professeur de technologie au collège, accueille pour la première fois une étudiante canadienne. C’est en découvrant une annonce sur Internet que Gilles s’est proposé de devenir une famille d’accueil. Lui et son épouse Maryse ont accueilli Clémence Labasse. Et ça tombe bien parce que cette famille s’intéresse vraiment à l’histoire de la bataille de la Cote 70 lors de la première guerre mondiale, une bataille des armées canadiennes sur le sol français. Cet habitant de Loos-en-Gohelle est également membre de l’association de « Loos sur les traces de la grande guerre » qui travaille au souvenir de des grandes batailles de Loos-en-Gohelle.

« C’est tout à fait le hasard! Cette année, l’anniversaire du centenaire de la bataille sera célébré le 22 août prochain. Nous assisterons à l’inauguration du mémorial de la bataille canadienne. Le fait d’avoir Clémence avec nous alimente beaucoup  la discussion et le partage » raconte Gilles Payen. D’autant que des contacts pour la recherche des personnages historiques peuvent s’avérer précieux pour lui. L’étudiante et la famille aiment aussi parler de politique, française et canadienne.

Point de vue dérangement, il n’y a pas aucun problème pour la famille : Clémence part tôt au CyberCoin pour travailler.

Les Bouquet : Héberger un étranger, une occasion de s’enrichir

Béatrice Bouquet accueille pour la deuxième fois un Africain © Oudom Heng

Béatrice Bouquet accueille pour la deuxième fois un Africain © Oudom Heng

Béatrice Bouquet est présidente de l’association Loos N’Gourma. Son association basée à Loos-en-Gohelle soutient un village situé à l’est du Burkina Faso, Sampiéri, en agroécologie.

Cette année, Béatrice accueille le jeune étudiant burkinabé, Vincent Bado. Simple hasard ou le fruit de son choix?

«C’est un peu choisi. J’aime bien le Burkina Faso et c’est bien d’avoir un jeune burkinabé qui reste chez nous, avec qui on peut parler, échanger » avoue la Béatrice, enthousiasmée. Béatrice est très attachée à l’Afrique. Le continent lui tient à cœur, aussi bien à elle qu’à toute sa famille. L’an dernier, elle a accueilli un jeune originaire de la République démocratique du Congo.

Comme les deux familles interviewées ci-dessus, le fait d’accueillir des étudiants ne gène pas du tout la famille, bien au contraire, c’est toujours une occasion de découvrir. Pour l’année prochaine, si elle ne part pas en vacances avec sa famille et, si l’ESJ Lille continue d’envoyer des jeunes étudiants à Loos-en-Gohelle, ce sera avec plaisir que Béatrice Bouquet hébergera un(e) autre étudiant(e).

Quatre anecdotes sur les terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle

Il y a des nombreuses anecdotes sur les deux terrils de Loos-en-Gohelle. Nous en avons sélectionné quatre. Ces légendes s’attachent à des événements historiques, à la vie des mineurs et des paysans de cette région.

Terrils jumeaux à loos-en-gohelle © Mairie de Loos-en-Gohelle

Terrils jumeaux à loos-en-gohelle © Mairie de Loos-en-Gohelle

Cul à Gaillette

Que des « amusettes » ces mineurs ! À l’époque de la production du charbon, les mineurs appelaient leur collègues féminins « Cul à Gaillette », un nom qui semble aujourd’hui un peu grossier pour des jeunes filles. Pas encore mariées, ces ouvrières travaillant au triage du charbon se tachaient la peau parfois jusqu’aux parties intimes, le charbon créant des poussières très envahissantes. D’où le surnom affectueux. Ce n’est peut-être pas très galant, mais dans les mines on avait pas le temps pour les chichis !

Terril et Fusil

L’histoire de l’ortographe du mot « Terril » se passe de génération en génération dans la région, mais aucun moyen de savoir le vrai du faux. L’histoire va comme suit. En 1906, une catastrophe dans les mines de Courrières fait près de 1100 morts. Les journalistes de Paris accourent. Un en particulier décide d’interviewer un mineur rescapé et lui demande comment s’écrit le mot « Terril ». L’homme, illettré, lui répond alors que cela s’écrit comme « outil et fusil ». En verité, le mot s’écrivait « terri », ce qui explique l’on ne prononce toujours pas ce « l » superflu.

Des écoliers qui en ont marre

À Loos-en-Gohelle, les enfants de l’école primaire montent régulièrement sur les terrils pour leur sortie scolaire annuelle. Ce voyage d’étude est important dans le cadre de leur programme scolaire, afin de les initier à la nature et la biologie. Une fois au collège, ils doivent à nouveau repartir sur les terrils. Les jeunes Loossois montent donc régulièrement sur ces deux jumeaux, en partie parce que ce sont les plus hauts d’Europe. Mais c’est aussi précisément pour cette raison que certains d’entre eux refusent aujourd’hui d’y retourner avec leurs parents… Ils en ont tout simplement ras-le-bol !

Couvercle de lessiveuse

Pour descendre rapidement des terrils, les personnes âgées conseillaient de par le passé aux enfants de s’asseoir sur un couvercle de lessiveuse et de se laisser glisser ! Un couvercle de lessiveuse était une pièce d’ancienne machine à laver en fer, qui ressemblait un peu au couvercle des casseroles actuelles. Le jeu, quoi que très amusant pour les jeunes, a été jugé trop dangereux ces dernières décennies et on l’a donc interdit.

Terrils jumeaux à loos-en-gohelle © Mairie de Loos-en-Gohelle

Terrils jumeaux à loos-en-gohelle © Mairie de Loos-en-Gohelle

D’où vient le nom Loos-en-Gohelle ?

Ceux qui passent à Loos-en-Gohelle ne connaissent pas  forcément l’origine du nom de cette petite ville de 7 000 habitants. Ils se questionnent (ou pas) de savoir d’où vient l’appellation « Loos-en-Gohelle » ? Voici la réponse !

Panneaux de rue dans la Ville fleurie à Loos-en-Gohelle © Mairie de Loos-En-Gohelle

Panneaux de rue dans la Ville fleurie à Loos-en-Gohelle © Mairie de Loos-En-Gohelle

Extrait du livre Loos en Gohelle à la recherche de son passé.

Extrait de Loos en Gohelle à la recherche de son passé

Loos-en-Gohelle est composé de deux mots-clés importants : Loos et Gohelle. Le mot Loos existe même avant 1500 ans. Selon les recherches effectuées par un groupe de Loossois parues dans un livre intitulé Loos-en-Gohelle à la recherche de son passé, paru en 1982, en supplément des Echos Lossois; Loos veut dire « les prés marécageux. » Dans ce même livre, on apprend cependant que Loos veut dire aussi « le Bois », d’après M. L. Ricouart dans son ouvrage Étude sur les nom de lieux du département du Pas-de-Calais.

Ce livre montre aussi que les mots « Gohelle » ou « en Gohelle » correspondent au territoire de l’Artois. Il s’agit de la partie occidentale du doyenneté de Lens. Les racines étymologiques de ce mot sont nombreuses : Goièle, Gohier, Gauheria, Gauhière (vieux français) Gohelle, Goelle, Gouelle, Göll (vieil allemand)…

En 1937, l’Etat français décide finalement de donner définitivement à la ville le nom de Loos-en-Gohelle.

Pour clarifier tout cela, nous avons rencontré Francis Maréchal, l’adjoint actuel du maire de Loos-en-Gohelle. Cliquez sur la vidéo ci-dessous afin de découvrir les explications de ce sage Loossois.

L’explication audio – de meilleure qualité – de Francis Maréchal :

Les rêves des jeunes Loossois : rendre leurs vies utiles

Chacun a ses propres rêves, petits ou grands. Les jeunes de Loos-en-Gohelle vont vous le prouver. Dans le petit village du Pas-de-Calais, certains adolescents rêvent de réussir, de se construire un avenir et surtout d’être utile aux autres.

Quatre adolescents du Centre de la Jeunesse Julie Nodot ont accepté de partager leurs rêves. Tous ont quinze ans, des ambitions différentes mais une même envie de servir et d’être utile aux autres.

Voyager sur la lune et faire du commerce

Ophélie BERNUS, lycéenne au lycée Robespierre

Ophélie BERNUS, 15, étudiante au Lycée Robespierre /© Photo : Oudom HENG

« Moi, je me vois devenir une femme d’affaire et voyager autour du monde » affirme Ophélie Bernus, étudiante au Lycée Robespierre. Ophélie rêve de visiter différents pays. Voire même sur la lune ! « Comme j’adorerai rencontrer d’autres cultures, je me dis que l’idéal est d’évoluer professionnellement dans le commerce : j’associe ainsi deux aspects pour voyager tout en travaillant. Je me verrai bien dans le commerce international de vêtements par exemple. » Pour cette adolescente, ce qui pourraient l’aider à réaliser ses rêves serait d’apprendre à parler plusieurs langues. Ophélie étudie déjà l’espagnol et l’anglais, elle débute tout juste allemand.

« Il ne faut pas compter sur une seule langue. Je sais que je dois apprendre et comprendre le maximum de langues possibles. Comme ça, quand j’arrive dans un pays, je pourrait parler plus facilement avec les gens ». Ophélie sait déjà que dans trois ans, son baccalauréat en poche, elle devra décrocher un BTS commerce international avant de commencer cette aventure.

Devenir un magicien célèbre

Antoine WARWZYNIAK, Lycéen loossois de Saint Paul à Lens

Antoine WARWZYNIAK,15, lycéen à Saint Paul à Lens /© Photo : Oudom HENG

Étudiant loossois du Lycée Saint-Paul, à Lens, Antoine Warwzyniak rêve vraiment d’être magicien. D’emblée, Antoine raconte comment il a rencontré son idole préférée, Dani Lary, magicien illusionniste français : « J’ai envie de devenir magicien depuis que je suis tout petit. J’avais 6 ans quand ma famille m’a emmené voir un spectacle de Dani Lary. Lors du spectacle, il a choisi une personne dans la salle pour monter sur scène avec lui. Et c’était moi ! », raconte le jeune garçon des étoiles plein les yeux. « Sur scène, je reste bouche bée, je n’ai pas pu parler pendant presque cinq minutes même si Dani m’a demandé plusieurs fois mon prénom. Finalement, j’ai enfin pu participer au tour de magie avec lui : on a fait voler une table par exemple. C’est depuis ce moment, que je sais que je veux devenir magicien ».

©Vidéo : Clémence Labasse

Aujourd’hui, Antoine sait faire des tours de cartes. Il a toujours un tour dans son sac pour amuser ses amis. En ce moment, il enchaine les petits spectacles d’illusion, autour de séances d’hypnose. En espérant un jour réussir des tours magistraux, comme faire disparaître des spectateurs… Dani Lary n’a qu’à bien se tenir.

Soigner les armées françaises

Flavie DELVALLET, 15, lycéenne à Condorcet à Lens /© Photo : Oudom HENG

Élève du Lycée public Condorcet à Lens, Flavie Delvallet a également 15 ans. À l’école et même dans la famille, elle est une personne capable de remonter le moral des membres de sa famille ou de ses amis. Pendant son temps libre, elle gagne son argent de poche en faisant du baby-sitting, car elle aime beaucoup les bébés.

Les rêves de Flavie s’orientent vraiment du côté de l’humanitaire. « Je voudrais devenir infirmière militaire, car je veux soigner les soldats français à l’étranger, en Afrique ou ailleurs. Pour moi, cela permet de soigner ceux qui consacrent leur vie pour nous protéger. »

Si elle n’y arrive pas à devenir infirmière militaire, elle souhaiterait devenir psychologue. Flavie aime voyager. Elle souhaiterait aller au Canada pour faire toutes ses études.

Entre voyageur, assistante sociale et juge pour enfants

Valentine PAILLARD, 15, lycéenne de quinze ans à Saint-Paul à Lens /©Photo : Oudom HENG

Valentine Paillard n’a pas qu’un seul rêve : elle en a carrément trois ! Cette lycéenne de quinze ans étudie à Saint-Paul à Lens. Comme beaucoup de jeunes, Valentine rêve de voyager partout dans le monde, mais « pas forcément le monde entier, seulement les villes principales ».

Elle aimerait pouvoir travailler dans le secteur des aides sociales, car rendre service aux enfants et aux femmes lui tient à cœur. Cette jeune fille engagée sait clairement ce qu’elle veut faire dans l’avenir : travailler comme assistante sociale, ou alors carrément être juge des enfants. Pourquoi ces deux métiers ? Parce qu’elle a vu trop souvent, à la télévision, au cinéma, dans les médias, des images de femmes battues et d’enfants victimes de la misère et de la violence. Elle conclut : « Il faut rendre notre vie utile pour la société ».


Et vous? Nos chers lecteurs, avez-vous des rêves? Quels sont-ils?