Quartier Ouest de Loos-en-Gohelle : trois anciennes cités minières en transformation

Le quartier Ouest a été imaginé par la mairie de Loos-en-Gohelle pour reconnecter trois cités d’anciens logements miniers, éloignés du centre-ville (la Cité 5, la Cité Belgique et la Cité Bellevue). Objectif : recréer un quartier plus écologique.

Photo crédit : Xiaohan Shi

Des maisons de logements sociaux à la Cité5 Photo crédit : Xiaohan Shi

C’est plutôt paradoxal. Les 700 logements du Quartier Ouest (600 à Cité 5, 80 à cité Belgique et 20 à cité Bellevue) comptent près 2000 habitants. Paradoxalement, il n’y a que trois commerces: un café-tabac, une boulangerie et un salon de beauté.

Les trois cités ont été initialement construites au siècle dernier pour abriter les mineurs à proximité des différentes fosses d’exploitation, à une époque où l’on ne se souciait guère de la connexion au centre-ville. « Ces cités ne sont pas seulement éloignées du centre-ville, elles sont aussi éloignées des autres cités. De surcroît, la Cité Belgique est à cheval sur Loos-en-Gohelle et sur Grenay, une ville située juste à côté », souligne Dominique Da Silva, adjointe au maire en charge du sport, jeunesse et association, qui habite depuis quatre ans à la Cité 5.

Dès la fin de l’exploitation minière en 1986 à Loos-en-Gohelle, la mairie prend la main sur les cités. En partenariat avec des bailleurs sociaux comme SIA Habitat et Pas-de-Calais Habitat, les cités sont devenues principalement des logements sociaux. Cette transformation a connu des lourdes difficultés économiques et sociales dans les cités: un taux de chômage élevé, une population stagnante, des commerces fermés et des maisons abandonnées… Le travail pour la mairie de Loos-en-Gohelle a été bien difficile.

 

cité belgique

Des maisons typique à la Cité Belgique

Crédit photo : Xiaohan Shi

Reconnecter les isolés

Océan Ten est aujourd’hui l’animatrice du Quartier Ouest. Son travail est justement de rendre les cités isolées plus connectées et plus dynamiques. Elle organise par exemple des rencontres tous les deux mois entre les locataires et les bailleurs du Quartier Ouest, comme Pas de Calais Habitat, afin de régler certains problèmes. Le quartier connaît d’importants problèmes de dégradation. « Les travaux de réparation prennent du temps, les interventions tardent souvent « , selon l’adjointe Dominique Da Silva.

Médiation

« Grâce aux réunions, certains problèmes peuvent être réglés plus vite, complète Océane Ten. D’autres interventions prennent quand même du temps mais au moins les habitants peuvent avoir une explication. Cela permet à réduire le mécontentement « , Ces rencontres sont organisées à la Maison de quartier de cité Belgique ou la salle Caulet de Cité 5.

A travers ces cités, la mairie a tenu à favoriser les lieux de rencontres afin de permettre aux habitants de se retrouver. La salle André Dubois est par exemple une salle de sport où beaucoup d’associations se regroupent : tennis de table, twirling, total combat, gym ou encore foot en salle. Il existe également un city-stade où les jeunes des cités peuvent se retrouver pour jouer au basket ou au football. Ou encore le Cybercoin, lieu équipé d’ordinateurs où les habitants peuvent par exemple apprendre à se servir d’internet.

« Avec la réhabilitation du quartier, peut-être aurons-nous plus de commerces « , espère Dominique De Silva.

Crédit photo : Xiaohan Shi

City Stade à la Cité 5                    Crédit photo : Xiaohan Shi

Vers un quartier écologique

Pour transformer et connecter le Quartier Ouest, la mairie envisage de le transformer en un ambitieux quartier écologique.

Dominique Da Silva va d’ailleurs déménager, quitter un plain-pied pour un appartement de 50 m2 qui coûtera 500 euros par mois (charges comprises). Il est situé dans un bâtiment labellisé haute qualité environnemental (HQE) construit par la société Chenelet (qui avait déjà construit une maison de six logements sociaux en 2010 sur la cité).

Logement HQE

Un exemple de logement HQE

Crédit photo : Mairie de Loos-en-Gohelle

Les logements HQE seront équipés de panneaux solaires, de potagers sur les toits et d’un système de récupération d’eau de pluie. En plus, elles seront bien isolées pour garder la chaleur. Résultat : la facture de charges coûtera beaucoup moins chère, ce qui contribue à lutter contre la précarité énergétique (permettant aux locataires à faibles revenus de payer leurs factures de gaz et d’électricité).

La mairie a aussi aménagé « l’Entre Deux », une jolie promenade qui relie la Cité 5 et les  deux autres cités. Selon le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE), L’Entre-Deux compte près de 150 espèces de plantes (dont une orchidée très rare) et 45 espèce d’oiseaux, des mammifères.

Entre Deux

Entre Deux

Crédit photo : Mairie de Loos-en-Gohelle

Aujourd’hui, les trois cités sont beaucoup plus connectées dans une contexte plus écologique. Mais le travail est loin d’être fini.

Pour suivre l’évolution du projet, direction le site de la mairie, rubrique Quartier Ouest.

 

 

 

 

Le CERDD stimule le développement durable régional depuis Loos-en-Gohelle

Le CERDD, pour Centre de ressource du développement durable, est installé depuis maintenant plus de dix ans à Loos-en-Gohelle. Son rôle ? Créer de l’interaction entre élus et professionnels, entre acteurs et décideurs pour inventer de nouveaux modèles de société. Tout un programme !

Ils sont installés dans de discrets locaux sur la base du 11/19. Le Centre Ressource du Développement Durable (CERDD) rayonne aujourd’hui sur toute la région Nord-Pas-de-Calais, agissant comme un catalyseur de projets exemplaires en développement durable. Tout en encourageant d’autres projets du même type à voir le jour. « Nous donnons envie au public novice. Nous apportons notre connaissance aux projets en cours. Nous valorisons des bonnes pratiques déjà établies », énumère Marjorie Duchêne, chargée de communication au CERDD.

En tant que groupement d’intérêt public (GIP), le CERDD est une organisation neutre qui travaille en bonne intelligence avec les instances locales et régionales et avec les pouvoirs économiques, pour permettre au Nord-Pas-de-Calais de passer d’un fonctionnement industriel à une économie plus durable.

Financé par le conseil régional Nord-Pas-de-Calais, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), l’Etat et l’Union Européen, le CERDD dispose d’un budget annuel de 1,33 million d’euros en 2015 pour une équipe de 12 salariés.

De Lille à Loos-en-Gohelle

D’abord basé à Lille, l’organisation a déménagé en 2005 à Loos-en-Gohelle toute en continuant son action. Pourquoi Loos ?  » Il y a une raison symbolique : les organisations régionales ne sont pas forcement toutes basées à Lille. De plus, Loos-en-Gohelle est une ville pionnière en matière de développement durable puisqu’elle a été l’une des premières municipalités à adopter la HQE (Haute Qualité Environnementale)« , poursuit Marjorie Duchêne.

Avec l’aide de la mairie de Loos-en-Gohelle, le CERDD a donc créé un premier tour de développement durable (DD Tour) dans la ville. Illustrant les principaux projets de la ville, il commence à la mairie et se termine à la base 11-19 aux pieds de terrils. Le tour traverse ainsi tous les sites-phares de la ville : l’église couverte de panneaux solaires, les maisons écologiques et la ceinture verte qui entoure la ville. Le tour, gratuit et proposé tout au long de l’année, dure une demi-journée.

Aujourd’hui, le CERDD a développé douze circuits du même genre dans d’autres villes, afin de mettre en lumière les projets exemplaires de la région. Mais cela n’est pas suffisant pour CERDD. En ce moment, Marjorie Duchêne, coordinatrice du DDTour, veut explorer les possibilités d’une visite pouvant durer jusqu’à deux jours à Loos-en-Gohelle.

 

Introduction de DDTour

Crédit vidéo : Cerdd

Décloisonner les acteurs

Pour réaliser ces tours, Marjorie Duchêne a commencé à travailler avec des organisations comme le CD2E, la Chaîne des terrils, Culture commune et l’Office du tourisme de Lens. « J’ai été surprise de voir à quel point nos actions étaient finalement peu connues des autres structures du territoire », souligne la coordinatrice. « Les liens ne se fait pas automatiquement. Seul un processus de co-production permettra de décloisonner les différents acteurs de développement durable », affirme Marjorie Duchêne.

Cet effort de dé-cloisonnage est visible dans un autre projet phare de CERDD : les ambassadeurs de développement durable. Depuis 2010, le centre forme une centaine de volontaires venus des secteurs publics ou privés afin de récolter leurs savoirs en matière de transition vers développement durable.  Les « ambassadeurs » se rassemblent régulièrement pour échanger les informations recueillies sur le terrain et explorer des pistes de coopération.

« La transition vers le développement durable engage toutes les parties d’une communauté », conclut Marjorie Duchêne. Le leitmotiv désormais ? Ne plus travailler chacun de son côté mais plus connectés vers un nouveau modèle économique. « Pour cette raison, le travail de dé-cloisonnage est primordial pour le CERDD « .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Décrypter le CD2E : une organisation ambitieuse pour une transition économique écologique

Jean-François Caron est élu maire de Loos-en-Gohelle en 2001. Cette année là, il a créé, plein d’ambition, l’Association de Création et Développement d’éco-entreprise (CD2E). Aujourd’hui, le CD2E est devenu un partenaire incontournable pour la transition économique écologique dans la région. Comment cette association marche-t-elle?

Bâtiment de CD2E Crédit photo: Xiaohan Shi

Bâtiment de CD2E
Crédit photo: Xiaohan Shi

Une vingtaine de consultants travaillent dans un bâtiment de trois étages sur la Base 11-19, un ancien site minier de Loos-en-Gohelle. « Nos cibles principales sont les entreprises de la région Hauts de France, qui sont sensibilisées aux enjeux environnementaux « , explique Alice Salamon, chargée de communication de CD2E.

En quinze ans, le CD2E a accompagné plus que 600 éco-entreprises dans la région, envisageant leur transition afin qu’elles deviennent plus respectueuses de l’environnement tout en préservant leur modèle économique.

Accompagner des entreprises régionales

Diplômée en environnement et communication, Alice Salamon s’intègre dans l’équipe d’analyses de cycle de vie en utilisant au maximum son savoir-faire. L’idée est d’intégrer la prise en compte de l’environnement dans toutes les étapes de la conception d’un produit, d’un procédé, d’un service.

Au CD2E, cette équipe de quatre consultants analyse l’impact environnemental des produits, de la fabrication à la consommation. Ce service, financé à moitié par les entreprises, est souvent sollicité afin de rendre leurs produits plus écologiques.

En utilisant des logiciels spécifiques, ils font des analyses quantitatives qui peuvent  parfois produire des résultats choquants. « Par exemple, une entreprise de rasoir voulait savoir quelle sorte de matière était la plus écologique: pétro-gérée (produite à partir de plastique) ou agro-gérée (produit à partir de maïs). Après l’analyse, on a conclu que les bâtons agro-gérés n’est pas plus écologiques que ceux pétro-gérés « , affirme Salamon. Une constatation étonnante alors qu’on pense souvent que les éléments à base de composants naturels sont plus écologiques.

De l’éco-construction au traitement d’eau, de l’énergie renouvelable au recyclage de déchets, les initiatives du CD2E couvrent six domaines. Dans chaque domaine, le CD2E possède des outils spécifiques pour accompagner les entreprises : un terrain où vingt-deux modèles de panneaux solaires sont installés, un théâtre où sont compilées des technologies les plus innovantes les unes que les autres.

« L’atout du CD2E est sa richesse : une entreprise venue ici peut se renseigner et expérimenter sur toutes les possibilités qu’offre son nouveau modèle économique « , affirme Salamon.

 

Introduction de CD2E

Crédit vidéo: CD2E

Présent à l’internationale

Les efforts du CD2E traversent les frontières du Nord-Pas-de-Calais. L’association fait partie d’un réseau international composé d’organisations écologiques et des institutions de recherche. Quand les entreprises ont des demandes très spécifiques, les consultants du CD2E peuvent ainsi les orienter vers d’autres chercheurs ou experts qui travaillent dans des domaines différents, d’une façon plus pointue.

Des conférences, séminaires et formations sont organisés par le CD2E toute l’année pour faciliter des rencontres « inspirantes » entre entreprises, chercheurs et professionnels. Actuellement, Alice Salamon organise le Congrès d’écotechnologies pour le futur à Lille en novembre. Elle espère la présence d’au moins une soixantaine d’entreprises pour témoigner de leurs expériences en écoinnovations.

« On travaille avec des chercheurs mais nous visons l’application des résultats de ces recherches au sein des entreprises. On travaille avec les entreprises, pas seulement pour le bénéfice « , conclue Alice Salamon en vraie passionnée. « On envisage toujours un futur ou il y a un nouveau modèle économique, c’est pourquoi notre travail est génial. »

 

Frère et soeur : une vie paisible à Loos-en-Gohelle

Adam et Sarah Bouhamoum sont des descendants de la 3e génération d’immigrés marocains. Portrait des deux jeunes Loossois bien dans leurs baskets à Loos-en-Gohelle.

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Sarah et Adam Bouhamoum. Crédit photo: Xiaohan Shi

Souriant et poli, Adam et Sarah Bouhamoum, respectivement 14 ans et 12 ans, viennent d’une famille d’origine marocaine. Leurs grands-parents sont arrivés en France quand leurs parents étaient encore petits pour travailler.

Adam a visité le Maroc en 2009 et 2013 avec sa famille. « C’est un pays très chaud. J’ai pris un coup de soleil« , se souvient Adam, qui n’est pas vraiment habitué à mettre la protection solaire en ayant grandi à Loos-en-Gohelle.

Jeux vidéo : une lutte contre la répétitivité

En 2004, leurs parents se sont installés à Loos-en-Gohelle. Adam se souvient de cet événement familial. Il avait alors deux ans : c’est à cette époque là qu’il a commencé à jouer aux jeux vidéos. Les jeux vidéos sont le loisir préféré d’Adam, qui déteste la monotonie. Il a même transmis cette passion à sa sœur Sarah, une fille souriante aux cheveux très longs et bouclés.

Frère et sœur sont un peu timides face à une journaliste, mais quand ils discutent de jeux vidéos, ils ne peuvent plus s’empêcher de rigoler. Leur jeu ? S’amuser à comparer qui a gagné le plus. A eux deux, ils partagent un petit monde.

Centre jeunesse : une partie indispensable de leur vie

Les parents de Adam et Sarah travaillent à temps plein. Leur mère, employée à la mairie de Loos-en-Gohelle, travaille au service des permis de construire. Leur père, chauffeur de SAMU à Lille, travaille en horaires décalés : souvent il part à 18h et rentre à la maison à 7h du matin. Frère et sœur ont donc pris l’habitude de venir au centre jeunesse de Loos-en-Gohelle, où beaucoup de adolescents se réunissent.

Pendant la période scolaire Adam y va tous les mercredis après-midi, les samedis et, de temps en temps, le vendredi soir. Actuellement, ils passent leurs vacances ici avec leurs amis. En jouant ping pong, au basket et aux jeux de société, ils profitent d’un été bien frais à Loos-en-Gohelle. « Tu ne viens jamais pendant la période scolaire », lance Adam à sa sœur. « Si ! » répond du tac au tac Sarah. Apparemment, cette grande débutante est en train de rattraper le rythme de participation de son frère au centre de jeunesse.

 

 

 

Loos-en-Gohelle se dynamise dans les yeux des commerçants

Hier exsangue à cause de l’arrêt de l’activité minière, Loos-en-Gohelle recommence à attirer des commerces. L’activité économique connaît une évolution favorable. C’est en tout cas ce que disent les commerçants du centre-ville. Reportage.

« Loos-en-Gohelle, c’est un coup de cœur! C’est une ville calme et conviviale avec des commerces de proximité et beaucoup d’associations « , se réjouit Angélica qui travaille pour la boulangerie pâtisserie Farcy dans le centre-ville. Cela fait cinq ans que cette Lensoise et son mari ont choisi d’habiter Loos-en-Gohelle. Ils y ont même acheté une maison.

A Loos-en-Gohelle, une petite commune de 7000 habitants, les règles ne sont pas les mêmes que dans les grandes villes comme Lille ou Paris. On est un peu plus rassuré de laisser son vélo dans la rue par exemple quand il s’agit de prendre un café ou un repas dans une brasserie.

Une vraie communauté

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Fabienne Dupriez, du café-brasserie L’Artiste. Crédit photo: Xiaohan Shi

« On n’a jamais eu de problèmes. C’est une ville tranquille », confirme Fabienne Dupriez, la mère du propriétaire de la petite brasserie L’Artiste située en face de la mairie. Son fils a acheté le commerce il y a cinq ans et s’est installé ici avec sa famille.

Tranquille, oui, mais paradoxalement les commerces ne manquent pas de clients. Chaque jour, Fabienne ouvre la porte à 6h30 le matin pour servir le petit-déjeuner. Même pendant les vacances, elle laisse ouvert le bar toute la journée.

Actuellement son fils, le chef de la brasserie est parti en vacances. Elle gère seule donc le bar mais la brasserie ne tourne plus : elle oriente volontiers ses clients vers la pizzéria loossoise située juste d’à côté.

« On ne se fait pas concurrence. Les commerçants forment une communauté. Hors vacances, c’est plein toute la semaine « , explique la sexagénaire. Régulièrement, les gens qui travaillent au centre commercial Cora Lens 2 et dans la prison près de Loos-en-Gohelle, déjeunent ici entre midi et deux.

Un bon investissement

De plus en plus, Fabienne voit le potentiel de cette ville évoluer. « Beaucoup de gens veulent s’y installer ou obtenir un permis de construire. » Elle est convaincue que son fils a fait un bon investissement. Il a même aménagé une nouvelle cuisine en espérant plus de clients.

Même état d’esprit du côté de la Pizzeria loossoise.  » Pendant les fêtes, on n’a même pas une minute à nous, » dit Medhly, un des chefs de la Pizzéria loossoise. Chaque année, le nombre de clients grimpe pendant les fêtes de la ducasse en mai et août.

 

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Medhly, Pizza Loossoise. Crédit photo: Xiaohan Shi

C’est son ami d’enfance, Frédérick, qui a acheté le commerce à l’ancien propriétaire qui partait en retraite. « C’est la seule pizzéria dans la ville. On ne pouvait pas la laisser fermer », se souvient Medhly. Avec les affaires qui marchent bien et une clientèle sympathique, Medhly n’a pas de regrets.

Dans une rue donnant sur la place, Mme De Lemos vient de revendre son café-tabac Le Chantilly, pour préparer sa retraite. Pour elle, le jeune acheteur et futur propréteur n’a pas pris de risques. « Trois banques ont d’ailleurs approuvé sa demande de prêt « , confie-t-elle. On sent l’espoir à Loos-en-Gohelle, autrefois une ville minière, mais aujourd’hui en pleine transition économique.

Une ville aussi en transition écologique

Tous les commerçants ont rencontré le maire, Jean-François Caron, un écologiste convaincu. Inspiré par le premier édile de Loos-en-Gohelle, Medhly vient de rénover sa pizzéria avec des lampes économiques. « Le maire nous l’a proposé et il a raison. Les ampoules consomment moins d’énergie, durent dix fois plus long temps et préservent la planète, » explique Medhly.Fabienne Dupriez, de la brasserie L’Artiste participe aussi à cette dynamique écologique. Elle donne le marc de café à la Ch’ti Association Solidaire Économique Durable (CASSED). Une organisation qui fait du recyclage de détritus de café pour concevoir des combustibles.