Escalader jusqu’au sommet du terril de Loos-en-Gohelle : première expérience pour Léa Wasil

 

Un petit réservoir de tranquillité ce terril de Loos en Gohelle. Pas seulement, c’est aussi le plus haut d’Europe. Léa Wasil, 13 ans, va l’escalader aujourd’hui pour la première fois. Avec un groupe des jeunes de 11 à 16 ans. 

 

Léa Wasil, 13 ans ( à gauche) et Chloé Skalec 12 ans, ( à droite) Crédit Photo: Ran Wei

Léa Wasil, 13 ans ( à gauche) et Chloé Skalec 12 ans, ( à droite)
Crédit Photo: Ran Wei

C’est sa première. La première fois qu’elle va accéder au sommet du terril de Loos-en-Gohelle, réputé pour être le plus haut d’Europe. Derrière ses lunettes et ses gestes discrets, Léa Wasil ne laisse transparaître aucune appréhension. Elle avait déjà grimpé un premier « étage » du terril, elle sait quand même un peu à quoi s’attendre.  » D’habitude, avec mon père, je m’arrête sur le grand espace ce qui est déjà pas mal » confie la jeune fille de 13 ans, plutôt rassuré.

Vive les selfies

Léa Wasil est née à Lens et vit à Loos-en-Gohelle avec ses parents. Habillée d’une chemise bucheron de couleur vert foncé (c’est la mode par ici), qu’elle a assortie d’un tee-shirt gris, elle n’hésite pas à se faire photographier avec ses amies, dont Chloé Skalec, 12 ans. Elles ne se sont pas quittées pendant tout le trajet !

Pourtant, la pente noire devient de plus en plus raide au fur et à mesure de la montée. Il faut éviter les grosses pierres situées ça et là. Et aussi les énormes flaques d’eau noire (la veille, il n’avait fait que pleuvoir). Certains n’hésitent pas à demander de l’aide. D’autres s’épuisent et font une petite pause. Tandis que Léa et Chloé n’ont aucune difficulté à gravir les obstacles.

Tout en haut du terril

Arrivé au sommet, tout le monde pousse un ouf de soulagement. Et prend plaisir à admirer la vue imprenable sur le bassin minier. Après quelques selfies bien mérités, Chloé fait office de guide pour son amie. Car contrairement à Léa, Chloé n’est pas à sa première escapade.  “ J’y viens toujours, ça doit être ma troisième ou quatrième  fois”, explique rapidement Chloé. Hier boudés des habitants, la politique de la ville de Loos-en-Gohelle qui consiste à permettre aux habitants de se réapproprier les terrils comme des espaces de nature commence à produire ses effets.

Après une vingtaine de minutes à dominer le paysage de Loos-en-Gohelle et de l’arrière-pays, il est déjà temps de redescendre. C’est l’étape qui peut paraître la plus facile ! Et pourtant, il faut être très prudent. “Glisser et se fracturer une jambe, c’est plus facile que d’escalader “, lance d’une voix amusante un jeune du groupe.

Même pas peur

Léa caracole en tête. Toute seule. Sa casquette retournée en arrière. Elle se la joue cool. Elle est essoufflée mais garde son sans froid. Malgré son petit gabarit, elle s’avère bien courageuse à la descente du terril, qui peut parfois faire peur. “ C’était sympa et c’est vraiment beau de voir les maisons et les beaux paysages mais ce n’est pas du tout effrayant “, commente-t-elle tout en continuant la descente. Même pas peur, vraiment ? « Je ne sais pas, comme ça, je n’ai pas eu peur », ajoute -t- elle de façon désinvolte. 

 

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Léa et Chloé après avoir escaladé le terril, haut de 186 mètres. Crédit Photo: Ran Wei

Juste le temps d’achever sa phrase, Chloé, son amie arrive finalement à nous rattraper. Les deux adolescentes se  chuchotent quelques phrases rapidement. La complicité entre les deux amies saute aux yeux.

Alors Léa ne laisse toujours pas dévoiler sa vraie personnalité, nous revoilà, sur le grand espace du départ, en bas du terril de 186 mètres que nous venons péniblement d’escalader.  Nous regardons vers le terril, les autres ont encore du chemin avant de nous rattraper. 

La descente du terril. Crédit Photo: Ran Wei

La descente du terril. Crédit Photo: Ran Wei

 

Ange Kasongo 

 

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